Catégorie : Communauté

Faire de la crise du covid-19 leur plus beau souvenir

Des enfants qui courent partout et qui se chamaillent, des parents qui tentent de faire du télétravail ou d’autres qui subissent une importante perte de revenus. La crise de la covid-19 amène un stress important dans plusieurs familles. Et pourtant, il n’en tient qu’à nous de faire des prochaines semaines nos plus beaux souvenirs familiaux.

En deux semaines, la vie des familles a été complètement chamboulée comme jamais auparavant. Plus de services de garde, plus d’école, plus d’activités sportives ou culturelles pour les enfants. Et la situation n’est pas prête de revenir à la normale. Alors, restons zen et profitons de ce temps de qualité avec les enfants.

Enfants vulnérables

Les parents se retrouvent avec leurs enfants 24h/24, avec moins de revenus, mais avec autant de factures à payer. Une situation qui inquiète grandement la directrice de l’Observatoire des tout-petits, Fanny Dagenais.

« Pour faire en sorte que ce ne soit pas le parfait cocktail qui mène vers la maltraitance envers les enfants, il faut agir sur les quatre facteurs de risque à la fois », a-t-elle dit.

Ces facteurs de risque qui mènent à la maltraitance sont :

  • Le faible revenu;
  • Le stress;
  • Le manque de soutien de l’entourage et des organismes;
  • La santé mentale.

Les quatre facteurs de risque sont exacerbés par les mesures nécessaires imposées par le gouvernement afin de combattre la covid-19. « Toutes les conditions sont réunies pour mettre plus de pression sur les familles. Donc, oui c’est inquiétant », soutient Mme Dagenais.

L’Observatoire des tout-petits n’est pas seul à appréhender les prochaines semaines. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse appelle chaque Québécois à devenir un protecteur d’enfants. « Plusieurs parents ont perdu ou pourraient perdre leur emploi et se retrouver dans une situation précaire. La tension pourrait augmenter dans certains foyers. L’isolement et le fait pour certaines familles de vivre dans un petit espace 24 heures sur 24 peuvent aussi faire grossir les risques d’escalade » a fait valoir Philippe-André Tessier, président de la Commission.

Ça va bien aller

Or, chaque crise amène une opportunité. Partout dans les fenêtres, nous voyons émerger des arcs-en-ciel avec le slogan Ça va bien aller. Oui, cette période d’isolation peut devenir un moment extrêmement positif pour les parents et les enfants.

Pourquoi ne profiterions-nous pas de la nouvelle situation familiale pour passer du temps de qualité avec les enfants? Faisons en sorte que ce moment historique que nous vivons soit un beau moment pour eux. Nos tracas de la vie quotidienne reviendront bien assez vite.

Pour y arriver, il existe de multiples outils pour aider les parents à occuper leurs temps libres avec leurs enfants. En voici quelques-uns.

Pour les enfants surexités :

71 idées qui font bouger en famille à l’intérieur et à l’extérieur.

6 mouvements pour un entraînements parents-enfants à la maison.

Pour les intellos :

Allo prof offre des ressources pour chacun des niveaux, du primaire au secondaire 5

Le CLEF, pour compter, lire et écrire en famille.

Pour les anxieux :

Tom le chat apprend aux enfants de 3 à 8 ans à relaxer.

Le défi 12 jours de méditation en famille.

Si vous êtes un parent et que vous sentez que vous êtes en train de perdre le contrôle ou qu’un de vos proches est en détresse, voici des ressources très utiles.

Trousse d’aide pour la covid-19 de l’Ordre des psychologues du Québec.

De l’aide téléphonique avant que le presto ne saute.

La ligne parents, si vous avez besoin de parler.

Quoi faire en temps de confinement

On a beau voir des arcs-en-ciel partout avec le slogan Ça va bien aller, il faut admettre que le temps en confinement peut être long. Pour faciliter la tâche des parents et pour garder les enfants occupés, nous avons pensé regrouper des dizaines de ressources et de trucs au même endroit. Revenez souvent nous voir!

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous aurez accès à un document PDF où sont répertoriées de nombreuses ressources par catégorie. Si vous connaissez des ressources qui ne sont pas inscrites, veuillez nous les faire connaître en nous écrivant et nous pourrons les ajouter. Ensemble, nous sommes plus forts que le virus. Et oui, ça va bien aller!

Informations générales – académiques – vie de famille (cliquez sur l’image pour avoir accès à la fiche d’information).

Pour rassurer mon enfant.

Concilier télétravail et famille.

Pour les curieux et les curieuses.

J’mennuie, que faire?

Pour bouger et relaxer.

Un tout-inclus pour terminer leur secondaire

LA SARRE | Neuf mères de famille de l’Abitibi-Ouest participent au programme ParentNormal afin de terminer leur secondaire. Il s’agit littéralement d’un tout-inclus scolaire.

Julie Lachance et Kathryne Jalbert ont de jeunes enfants. Il aurait été très difficile, voire impossible, pour elles de progresser au niveau académique sans l’aide de ParentNormal. Grâce aux efforts de toute la communauté, ces femmes peuvent compter sur une halte-garderie, le transport scolaire gratuit en plus d’avoir les dîners fournis et un soutien financier pour terminer l’école.

«Sans le programme, je n’aurais pas été capable. Il y a une grosse pénurie de garderies ces temps-ci. Moi, ça fait longtemps que j’essaie d’en trouver une pour elle et il n’y en a pas», affirme Julie Lachance. Elle dit adorer le concept puisqu’elle sait que sa fille est en sécurité et stimuler pendant qu’elle est en classe. Elle peut également aller la voir pendant les pauses et sur l’heure du dîner.

Formations

Les femmes se rendent donc deux jours par semaine au Centre Le Retour de La Sarre. En plus de pouvoir progresser au niveau académique, elles ont également des formations sur différents services offerts aux parents dans leur communauté.

«Sans le programme, je n’aurais pas été capable. Il y a une grosse pénurie de garderies ces temps-ci. Moi, ça fait longtemps que j’essaie d’en trouver une pour elle et il n’y en a pas», affirme Julie Lachance.

L’enseignante en adaptation scolaire, Fanny Laframboise, aide beaucoup les femmes à s’organiser au quotidien, par exemple en planifiant les repas. «Le fait que Fanny nous ait montré les affaires de cuisine. Moi avant, je ne cuisinais pas. Je mangeais du surgelé. Mais depuis deux ou trois semaines, je fais tout ce qu’on mange chez nous», a mentionné Katryne Jalbert, qui peut ainsi manger plus sainement tout en réduisant les coûts associés à l’alimentation.

La famille, essentielle

Plusieurs études démontrent que le facteur familial est très important dans la réussite éducative. Un de ceux-ci est le degré d’éducation de la mère. En permettant ainsi à des mères de famille de terminer leur secondaire, le Centre Le Retour espère briser le cycle du décrochage. «Je veux être capable d’aider ma fille à l’école, ça c’est certain», a indiqué Mme Lachance.

Même si le programme existe depuis quelques mois seulement, l’enseignante en adaptation scolaire, Fanny Laframboise, voit déjà une grande différence. «De vous voir progresser comme ça autant au niveau académique que des apprentissages. C’est beau de vous voir aller les filles», a-t-elle mentionné.

Les employeurs de l’Abitibi-Témiscamingue soucieux de la réussite

Employeur

Les employeurs de l’Abitibi-Témiscamingue sont conscients du rôle qu’ils jouent dans la réussite éducative. Mais ils ont de la difficulté au quotidien à faire tout ce qu’ils pourraient pour les aider.

Le Réseau québécois pour la réussite éducative, dont fait partie Action Réussite, a mandaté la firme de sondage Léger afin de connaître la perception des employeurs quant à leur rôle dans la réussite éducative des jeunes qu’ils emploient. Bien que les résultats soient encourageants, il demeure important de poursuivre le travail de sensibilisation.

Un désir de bien faire

Les résultats témoignent que les employeurs ont à cœur la réussite éducative. Mais ils pourraient poser plus d’actions concrètes.  En effet, 68% des entreprises sondées dans les régions périphériques du Québec, dont l’Abitibi-Témiscamingue, affirment accorder une grande importance à la réussite éducative de leurs employés. Mais seulement 31% des répondants donnent systématiquement des encouragements à persévérer. Certains gestes favorisant la réussite scolaire sont cependant posés de façon plus automatique. Par exemple, la validation des disponibilités avant d’élaborer des horaires (64%) et la démonstration de flexibilité lors des périodes d’examens (57%).

Il est essentiel de considérer que les gestes posés pour encourager la persévérance scolaire sont des gestes parfois très simples, parfois plus structurants dans l’entreprises comme :

  • Permettre une flexibilité d’horaire par des outils technologiques (application ou groupe Facebook) ;
  • Prendre quelques minutes pour vous informer de leurs études et de leurs résultats scolaires ;
  • Discuter avec vos étudiants-employés de leurs aspirations professionnelles ;
  • Rembourser une partie des frais de scolarité lorsqu’un étudiant-employé poursuit ses études ;
  • Mettre en place un programme de bourses de persévérance scolaire.

Rareté de la main-d’oeuvre

Les résultats de ce sondage sont teintés par le contexte actuel de rareté de main-d’œuvre que nous vivons en Abitibi-Témiscamingue. Cette réalité ajoute des défis considérables pour les employeurs. Ceux-ci souhaitent conserver et attirer des employés loyaux. En effet, devant le manque d’employés, seulement 22% des répondants des régions périphériques affirment qu’il est très facile d’encourager les jeunes employés à compléter leurs études.

Les résultats de ce sondage confirment l’importance de poursuivre les efforts de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs impliqués auprès des jeunes. Notamment leurs employeurs, afin que ces derniers puissent jouer un rôle positif dans l’obtention d’un diplôme scolaire ou d’une qualification. Le Réseau québécois pour la réussite éducative entend poursuivre le dialogue de sensibilisation auprès des employeurs et avec ses membres, dans l’objectif unilatéral que tous les adultes qui côtoient les jeunes quotidiennement soient en mesure de poser des gestes qui assureront leur persévérance scolaire.

« Nous sommes heureux de constater le grand engagement des employeurs et leur désir d’en faire davantage. Par contre, la situation de rareté de main d’œuvre fragilise la mise en place de conditions favorables à la réussite éducative des jeunes travailleurs encore aux études. Nous souhaitons poursuivre les efforts de sensibilisation et d’accompagnement entamés en tissant les collaborations nécessaires afin que les employeurs posent davantage de gestes concrets », a mentionné le président d’Action Réussite Abitibi-Témiscamingue, Yannick Roy.

« Nous sommes heureux de constater le grand engagement des employeurs et leur désir d’en faire davantage. Par contre, la situation de rareté de main d’œuvre fragilise la mise en place de conditions favorables à la réussite éducative des jeunes travailleurs encore aux études. Nous souhaitons poursuivre les efforts de sensibilisation et d’accompagnement entamés en tissant les collaborations nécessaires afin que les employeurs posent davantage de gestes concrets », a mentionné le président d’Action Réussite Abitibi-Témiscamingue, Yannick Roy.

Le sondage a été conduit au téléphone du 18 novembre au 13 décembre 2019, auprès de 1 000 décideurs dans des PME à travers l’ensemble du Québec. À titre indicatif, un échantillon probabiliste de même taille (n=1 000) aurait une marge d’erreur de ±3,1 et ce, 19 fois sur 20 (dans 95 des cas).

À propos d’Action Réussite

Action Réussite vise à favoriser la réussite éducative du plus grand nombre de jeunes possible en Abitibi-Témiscamingue en travaillant dans un continuum qui va de la grossesse à l’atteinte d’une première diplomation. Pour y arriver, il œuvre avec des partenaires qui interviennent auprès des parents, des employeurs ou des élus afin de faire de la culture de l’éducation une grande priorité régionale.

À propos des Journées de la persévérance scolaire

Pour une 2e année consécutive, Laurent Duvernay-Tardif est le porte-parole des JPS. Célébrées chaque année au Québec durant la 3e semaine du mois de février et portées par les Instances régionales de concertation (IRC), ces journées sont l’occasion de tous nous rappeler que parfois un simple geste d’encouragement à persévérer peut avoir un impact positif très important. Elles visent également à rappeler aux élèves, aux parents, au personnel du réseau scolaire, aux employeurs et à l’ensemble des acteurs nationaux et régionaux qu’ils sont tous indispensables et ont un rôle à jouer dans la persévérance scolaire des jeunes.

Une aide qui change la vie de Jessica

Semaine de la persévérance scolaire

ROUYN-NORANDA | Il faut parfois des petits gestes pour transformer la vie d’un individu. Les Journées de la persévérance scolaire sont une bonne occasion pour rendre hommage à ceux qui font la différence.

Une mère de famille de 28 ans de Rouyn-Noranda, Jessica Poitras, voulait dire un gros MERCI à l’intervenante au Centre ressources jeunesse, Julie Kelly.

Mme Poitras a eu une enfance difficile. Après avoir passé sa jeunesse en centre d’accueil, elle s’est retrouvée dans la rue à Montréal à l’âge de 17 ans. Elle a dû nettoyer des vitres de voiture et quêter afin de survivre.

Deuil

À l’âge de 21 ans, elle a rencontré le père de ses deux enfants. Mais celui-ci est décédé alors que les enfants étaient encore très jeunes. Après un retour en Abitibi, elle s’est rendue à la Maison de la famille afin de faire des activités avec sa fille. Elle a par la suite été référée au Centre ressources jeunesse où elle a rencontré l’intervenante Julie Kelly.

Sa vie a alors pris un nouveau tournant.

Après quelques rencontres où Mme Kelly a travaillé à combattre son anxiété, Jessica Poitras a décidé de faire un retour à l’école pour terminer son secondaire. « Je devais aller me chercher les 9 unités qu’il me manquait en secondaire 4 et 5. J’ai réussi à le faire en même pas un mois », raconte-t-elle avec un grand sourire.

Retour aux études

Son objectif était d’aller étudier au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue en Techniques de travail social. Elle a pu commencer sa formation collégiale en janvier 2020. « J’adore ça », a-t-elle lancé lors de sa première journée de classe.

L’intervenante Julie Kelly est bien contente d’avoir donné le petit coup de pouce qu’il fallait à Jessica pour persévérer dans ses études et terminer son secondaire et commencer le cégep. « Le travail que j’ai accompli avec elle, ça a été beaucoup du support moral. Ça a été de l’aider à voir un peu le positif derrière tout ce qui se passait à ce moment-là. Ça a été aussi un gros travail au niveau de l’organisation. Parce qu’on le sait, les gens qui intègrent le Cégep se doivent d’être organisés », a-t-elle dit.

Pour favoriser la persévérance scolaire, tous les gestes comptent.