Catégorie : Familles

Une aide précieuse à la conciliation

Persévérance scolaire plus

Grâce au Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), un regroupement de partenaires soucieux de la réussite éducative en Abitibi-Témiscamingue pourra déployer des outils concertés pour affronter les défis de la diplomation et de qualification dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

En effet, à l’aide d’une implication financière de 235 000 $ en provenance du FARR, de 100 000 $ en provenance de l’Instance régionale de concertation sur la réussite éducative (IRC) – Action réussite Abitibi-Témiscamingue ainsi que d’une contribution regroupée des partenaires de 50 000 $, c’est 385 000 $ qui seront disponibles pour porter des actions favorisant la conciliation études-travail-famille-loisirs dans la région ainsi que pour soutenir les tables locales en persévérance scolaire et réussite éducative au cours des deux prochaines années. Plus particulièrement, des activités de mobilisation et de sensibilisation à l’intention des élèves du secondaire, des étudiants collégiaux et universitaires, des parents ainsi que des employeurs seront mises en œuvre dans tous les territoires de l’Abitibi-Témiscamingue de façon à favoriser un sain équilibre entre les différentes sphères de la vie des individus qui sont à la fois aux études et en emploi.

« Nous sommes très reconnaissants envers le Gouvernement du Québec ainsi qu’envers les membres du comité régional de sélection de projets du FARR. L’accès à cette contribution financière permettra à toutes les tables locales en persévérance scolaire de l’Abitibi-Témiscamingue de porter le message de la persévérance scolaire et de la réussite da ns leur milieu », indique monsieur Yannick Roy, président de la Table interordres en éducation de l’Abitibi-Témiscamingue et d’Action réussite Abitibi-Témiscamingue.

La conciliation études-loisirs est importante pour la réussite.

Ce projet est possible grâce à la collaboration de nombreux partenaires, tels que la Table interordres en éducation de l’Abitibi-Témiscamingue (pour Action réussite Abitibi-Témiscamingue), la Ville de Rouyn-Noranda (pour Priorité jeunesse de Rouyn-Noranda), le Carrefour jeunesse-emploi d’Abitibi-Est (pour l’Équipe Vallée-de-l’Or sur la persévérance scolaire), le Regroupement des partenaires en développement social d’Amos-Région (pour Espace 0-35 de la MRC Abitibi), Action-Santé l’Envolée d’Abitibi-Ouest (pour le Comité réussite éducative Abitibi-Ouest) et le Carrefour jeunesse-emploi du Témiscamingue (pour le Comité local en persévérance scolaire du Témiscamingue).

De bons résultats pour l’Harricana

logo harricana

Pour l’année scolaire 2018-2019, le taux de diplomation et de qualification des élèves finissantes et finissants de la Commission scolaire Harricana atteint 73,9 %, poursuivant ainsi la progression des dernières années vers la cible de 80 %.

Sommairement, pour l’an un du plan d’engagement vers la réussite, les résultats obtenus s’avèrent satisfaisants avec six des neuf indicateurs ayant atteint leur cible, deux en difficulté et un au statu quo.

Accoître le taux de diplomation et de qualification des élèves

Le taux de diplomation a poursuivi sa montée vers les 80 % en passant de son taux initial de 72 % (en juin 2017) pour atteindre 73,9 % en 2019.

2015-2016: 71,6 %

2016-2017: 72,4 %

2017-2018: 70,6 %

2018-2019: 73,9 %

Diminution de la proportion des élèves entrants en retard au secondaire

Pour sa part, la proportion des élèves qui entrent en retard au secondaire a diminué de 3,7 points de pourcentage, se situant à 10,5 %, soit 0,5 point de pourcentage de moins que l’objectif de 11 % prévu pour 2022.

Suivi des compétences de base acquises à la fin du 1er cycle du primaire

Pour intervenir rapidement auprès des élèves à risque de façon continue et concertée, l’un des moyens retenus a été l’implantation d’une trousse de dépistage pour assurer un suivi des acquis et des compétences en littératie et numératie à la fin du 1er cycle du primaire. En 2018-2019, l’outil est utilisé dans 100 % des écoles primaires de l’Harricana. Cet objectif préalable ayant été atteint, la prochaine étape consiste à collecter les données pour s’assurer que d’ici 2030, les compétences en littératie et numératie soient acquises pour 90 % des élèves à la fin du 1er cycle du primaire.

En ce qui concerne le taux de réussite à l’épreuve ministérielle d’écriture langue d’enseignement de la 4e année du primaire, il se situe à 83 %, soit à 2 points de pourcentage de sa cible fixée à 85 %.

Réduction des écarts

Poursuivons avec l’écart entre le taux de diplomation des garçons par rapport aux filles. Ce dernier a diminué de 5 points de pourcentages pour atteindre 11 %. La cible établie est de 8 %. Les deux ombres au tableau sont les écarts de diplomation et de qualification entre les élèves réguliers et ceux handicapés et en difficulté d’adaptation et d’apprentissage ainsi que celle entre les milieux défavorisés qui ont augmenté pour cette première année d’observation de ces indicateurs.

Engagement dans des pratiques pédagogiques collaboratives et novatrices

Finalement, un peu plus de 89 % des établissements ont développé une culture collaborative pour favoriser le développement, l’apprentissage et la réussite des élèves « La communauté d’apprentissage professionnelle favorise les transformations nécessaires pour la réussite éducative des élèves. Ce mode de fonctionnement développe l’intelligence collective de l’école en créant un espace de collaboration qui amène les acteurs scolaires à partager leurs réflexions quant aux apprentissages des élèves et à se questionner sur les manières dont leurs pratiques puissent répondre davantage aux besoins de ces derniers. La communauté d’apprentissage professionnelle vise entre autres à implanter les stratégies reconnues à haut rendement afin de voir progresser les élèves », selon le Centre de transfert pour la réussite du Québec.

LECTURE: L’ANTIDOTE AUX MAUX DU SIÈCLE

À l’heure du numérique et de l’intelligence artificielle, certains trouvent que la lecture est une activité ringarde et digne du 20e siècle. Pourtant, de plus en plus d’études démontrent que lire des livres permettrait de régler plusieurs problèmes de santé et de société.

En ce début d’année, Action Réussite a donc dressé un top 5 des avantages de la lecture au niveau de la santé. Pourquoi pas faire de la lecture chaque jour votre résolution de 2020?

Selon la firme Statista qui étudie depuis plusieurs années l’utilisation d’Internet par les citoyens du monde, nous avons passé en moyenne deux heures et seize minutes chaque jour de l’année 2018 sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une augmentation de 46 minutes par rapport à 2012. Il s’agit donc de près de 825 heures par année consacrées à Facebook, Instagram, Snapchat et autres réseaux sociaux. En consacrant ce temps à la lecture,  nous pourrions lire une centaine de livres par année (avec une moyenne de huit heures par livre). Si c’était le cas, notre santé mentale, émotionnelle et physique ne s’en porterait que mieux.

Voici 5 bienfaits de la lecture documentés par la recherche scientifique.

  1. La lecture est un antistress

Lecture

Lecture stress

Le stress et l’anxiété affectent de plus en plus d’enfants et d’adultes. Mais bonne nouvelle, la lecture serait un des moyens les plus efficaces de lutter contre ces phénomènes. Selon des chercheurs de l’Université de Sussex en Angleterre, ça ne prend que six minutes de lecture avant d’atteindre un état d’apaisement et de réduire son stress de 68%. Les chercheurs constatent alors une baisse de la tension musculaire et du rythme cardiaque. Après une journée active où notre téléphone nous envoie des notifications à toutes les cinq minutes, pas étonnant qu’un moment de lecture avant de se coucher aide notre cerveau à se préparer au sommeil.

2-Vivre plus longtemps

Selon une vaste étude de l’Université Yale qui a impliqué plus de 3600 participants et qui a duré 12 ans, les gens qui lisent plus de 30 minutes par soir ont une espérance de vie plus longue de 23 mois que s’ils écoutaient la télévision. Les chercheurs précisent cependant que les lecteurs de journaux ou de magasines vivront en moyenne plus longtemps que s’ils écoutaient la télévision, mais moins longtemps que ceux qui lisaient un roman.

3- Harry Potter et l’empathie

Des chercheurs italiens ont découvert que les adolescents qui avaient lu la saga des Harry Potter et qui s’identifiaient au célèbre sorcier étaient plus ouverts face aux migrants, aux homosexuels et aux réfugiés. Le sorcier à lunettes étant lui-même marginalisé, les chercheurs en ont conclu que même s’il s’agissait d’un personnage fictif, les jeunes lecteurs sont capables de transposer les émotions qu’ils ont vécues pendant leur lecture dans la vie réelle.

4- Éveiller les bébés

Selon une étude finlandaise, les fœtus dans le ventre de leur mère sont déjà capables de reconnaître certains sons. Des pédiatres recommandent donc de commencer à lire des histoires à aux enfants à haute voix dès leur naissance, voire avant. On estime qu’un enfant de cinq ans qui entrent à la maternelle après que ses parents lui eurent lu une histoire à chaque soir connaîtra plusieurs milliers de mots de plus que celui qui n’a pas eu cette chance.

5-      Améliorer la concentration

À une époque où le multitâche, les notifications de nos téléphones et les statuts Facebook effritent notre capacité de concentration, la lecture est l’antidote parfait. Quand on lit un livre, notre cerveau se concentre sur une seule tâche, suivre l’intrigue, les personnages et se faire une image mentale de l’action. Dans son livre Focus, Daniel Goleman donne plusieurs trucs afin de « muscler » notre capacité de concentration. Une d’elle est de se débrancher de tout ce qui est numérique au retour du travail et de se concentrer sur une seule chose à la fois. Il suggère que la lecture est un des meilleurs moyens pour retrouver sa capacité de concentration.